Art rupestre du Tassili n’Ajjer / L’Algérie réaffirme son engagement pour la sauvegarde d’un patrimoine millénaire

 

 

  À Djanet, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a ouvert mercredi les travaux de la rencontre nationale consacrée à “la conservation des sites de l’art rupestre du Tassili n’Ajjer”. Elle y a mis en avant la précoce prise de conscience algérienne quant à la valeur de cet art rupestre, héritage culturel mondial exceptionnel, et à la nécessité de le préserver et de le valoriser.

 

Par Youcef  Hamidi

 

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la première édition du Festival international algérien de l’art rupestre, en présence du wali de Djanet, M’Hamed Moumen, et du représentant du ministère des Affaires étrangères, Amine Medjkane.

La ministre a rappelé la création, en 1972, du Parc national du Tassili n’Ajjer par décret, avant que l’Algérie n’accueille, en 1978, le Séminaire international sur la préservation des peintures rupestres du Tassili, une étape ayant souligné le rôle de la recherche scientifique et de la coopération internationale. L’inscription du site au Patrimoine mondial en 1982 a, selon elle, élargi cette responsabilité à une dimension internationale. Cet intérêt se poursuit avec le recensement, du 21 septembre au 11 octobre courant, de 510 sites archéologiques et naturels dans la région d’In Azan-Tadrart, au sein du Parc culturel du Tassili n’Ajjer, sur près de 250 km au sud-est de Djanet. Ce recensement comprend 207 sites de surface, 265 monuments funéraires, 29 sites d’art rupestre et 9 sites naturels.

Placé sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le Festival international algérien de l’art rupestre offre à ces efforts un rendez-vous scientifique et culturel renouvelé, réunissant chercheurs, artistes et institutions autour du lien entre connaissance, protection et valorisation, a poursuivi Mme Bendouda. Elle a souligné que ces mesures relèvent des efforts de son secteur pour protéger et valoriser le patrimoine, affirmant que l’État algérien a mobilisé un budget conséquent pour la protection, l’entretien, la restauration, la conservation et la valorisation du patrimoine culturel sous toutes ses composantes, richesse nationale et pilier authentique de la souveraineté.

Le représentant du ministère des Affaires étrangères a, de son côté, qualifié l’art rupestre de “registre vivant de la mémoire humaine et témoignage unique de l’évolution des sociétés humaines et de leur relation avec leur environnement naturel”. Il a ajouté que le parc du Tassili n’Ajjer revêt une “importance exceptionnelle” en la matière, étant “l’un des principaux espaces abritant ce précieux héritage civilisationnel, dont la valeur dépasse les frontières nationales pour constituer une partie intégrante du patrimoine humain commun”.

Les premières sessions scientifiques ont été marquées par plusieurs interventions, dont l’allocution du directeur exécutif du Fonds africain pour le patrimoine, lue en son nom par la chargée des programmes de cette institution, ainsi qu’une communication de l’inspecteur du patrimoine culturel au ministère de la Culture et des Arts, Salah Amokrane, sur “Gestion et préservation des grands sites d’art rupestre en Algérie : état des lieux et perspectives”. Les travaux se poursuivront jeudi au siège de la wilaya de Djanet, avec la participation de 15 experts et chercheurs internationaux issus de 12 pays et de 85 Algériens.

 

Y.H

 

 

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