La wilaya de Mascara a commémoré, mardi, le 70e anniversaire de la bataille de l’incendie des fermes, qui avait visé le 22 septembre dans la région de Tighennif, les exploitations agricoles des colons français, principaux bailleurs de fonds des forces de l’armée d’occupation française.
La cérémonie commémorative de cette bataille, organisée dans la ville de Tighennif sous la supervision du wali, Fouad Aïssi, en présence des autorités civiles et militaires locales, de membres de la famille révolutionnaire et de représentants de la société civile, a été marquée par la levée du drapeau national, l’écoute de l’hymne national, le dépôt d’une gerbe de fleurs au monument du cimetière des martyrs de la commune de Tighennif et la récitation de la Fatiha du Saint Coran à la mémoire des martyrs.
Dans une allocution prononcée lors de cette cérémonie, le secrétaire de wilaya de l’Organisation nationale des enfants de moudjahidine, Benyessâad Mostefaï, a affirmé que la bataille de l’incendie des fermes, également connue sous le nom de la “guerre des fermes”, constitue l’une des étapes importantes de l’histoire de la glorieuse guerre de Libération. Elle a combiné une planification militaire rigoureuse des moudjahidine de l’Armée de libération nationale (ALN) et une action visant à frapper les intérêts économiques des autorités coloniales françaises.
Il a souligné que cet événement historique important mérite davantage de recherches et d’études historiques scientifiques, car, a-t-il indiqué, “il compte parmi les événements ayant démontré la résistance de la glorieuse guerre de Libération face à la puissance coloniale française et à ses principaux bailleurs de fonds parmi les colons français”.
A titre de rappel, la bataille de l’incendie des fermes des colons français dans la région de Tighennif s’est déroulée le 22 septembre 1956, également appelée “guerre des fermes”, dans le cadre du plan de l’Armée de libération nationale visant à frapper les intérêts économiques des colons français, a souligné la direction des Moudjahidine et des Ayants-droit.
Le plan militaire du bataillon du moudjahid Si Abdelkhalek consistait à saboter et à incendier 14 fermes appartenant à des colons français, à détruire leur matériel agricole et à neutraliser les moyens militaires qui s’y trouvaient.
Cette bataille a entraîné la destruction de grandes quantités de céréales et de matériel agricole, notamment diverses machines et équipements modernes, ainsi que la blessure de deux soldats dans les rangs des forces françaises d’occupation. Du côté du bataillon de l’Armée de libération nationale, commandé par le moudjahid Si Abdelkhalek, le moudjahid Hassab El Miloud a été blessé, selon la même direction.
RC