Les travaux de la Conférence internationale sur la promotion des éléments du patrimoine inscrits sur les listes de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (28-29 septembre) ont été clôturés, mardi à Alger, avec l’adoption d’une série de recommandations appelant notamment à la création d’un observatoire national du patrimoine immatériel.
En présence de la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, les participants à cette conférence ont recommandé “la création d’un observatoire spécialisé chargé de préparer et de gérer les dossiers de candidature auprès de l’UNESCO avec une grande rigueur scientifique”.
Concernant la documentation et la protection juridique, ils ont également proposé “d’accélérer la documentation exhaustive des traditions orales, de l’artisanat et des arts du spectacle afin de les protéger contre le risque de disparition”, et “de mettre en place un cadre juridique garantissant la propriété intellectuelle et culturelle de ces pratiques et les protégeant contre toute dénaturation”.
Les participants ont, en outre, appelé à “valoriser les éléments du patrimoine inscrits et à en assurer la promotion médiatique, à travers les programmes éducatifs, le tourisme durable et les rencontres scientifiques”, soulignant que “le recours aux outils numériques et aux solutions technologiques intelligentes dans la collecte et l’analyse du patrimoine, ainsi que la création d’une archive numérique interactive, contribuent à faire connaître le patrimoine culturel et à faciliter son accès aux chercheurs et aux personnes qui s’y intéressent”.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, Mme Bendouda s’est félicitée de “la qualité des interventions et des débats fructueux ayant marqué les séances scientifiques” de cette conférence, qui “ont véritablement contribué à jeter les bases d’une nouvelle étape dans la gestion et la promotion de notre patrimoine humain”.
Et d’affirmer que “le patrimoine dans le monde arabe dispose d’une énergie humaine foisonnante, à même de contribuer à façonner l’avenir et à réaliser le développement de notre nation dans les fora internationaux”.
Les séances scientifiques de la deuxième et dernière journée de la conférence ont été ponctuées par plusieurs interventions, dont une conférence intitulée “La société civile, partenaire dans la préservation de la mémoire nationale : expériences algériennes dans la protection et la valorisation du patrimoine culturel”, qui a mis en lumière le rôle de la société civile dans la protection du patrimoine matériel et immatériel.
Organisée par le ministère de la Culture et des Arts, en coordination avec l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), la conférence internationale sur la promotion des éléments du patrimoine inscrits sur les listes de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a été marquée par la participation de représentants de plusieurs pays arabes, ainsi que d’experts et de chercheurs algériens et internationaux.
RC
