Une rentrée universitaire sous le signe de l’IA / Cette technologie a accompagné toutes les étapes des inscriptions

Dans le cadre de la rentrée universitaire de cette nouvelle année 2026-2027, le conseiller du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique chargé de l’information numérique, M. Abdel Djebbar Daoudi, a déclaré hier lors de l’émission « L’invité du matin » de la Chaîne 1 de la Radio algérienne que la rentrée universitaire est inaugurée dans la wilaya de Jijel sous le thème « l’intelligence artificielle et les transformations numériques ».


Par Ikram Haou

Selon M. Abdel Djebbar Daoudi, les applications de l’intelligence artificielle sont prêtes à être utilisées dans les différentes étapes des inscriptions universitaires, depuis les préinscriptions jusqu’aux inscriptions définitives. Il a affirmé que l’utilisation de ces applications devrait être progressivement élargie aux différentes activités pédagogiques et à l’ensemble des cycles, notamment la licence, le master et le doctorat, a-t-il souligné.
De plus, le conseiller du ministre a expliqué que l’orientation vers tout ce qui concerne l’intelligence artificielle et la transformation numérique intervient après les transformations marquées par l’économie mondiale, notamment avec le recours croissant des grandes économies au modèle de l’économie de la connaissance. Dans ce cadre, l’université algérienne cherche à investir dans les étudiants algériens et à les préparer pour accompagner ces transformations et pour relever les défis dans ce domaine.
Cela explique l’orientation du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour renforcer la présence de l’intelligence artificielle et de la numérisation dans les différents parcours de l’enseignement universitaire.
Concernant les préparatifs de la rentrée universitaire, M. Daoudi a indiqué que le nombre d’étudiants avait atteint 1 884 839 ; selon lui, c’est un chiffre qui rapproche l’université algérienne du seuil des deux millions d’étudiants, qui devrait être atteint dans un délai d’un à deux ans au plus tard. Et les universités algériennes sont toutes prêtes à accueillir ce nombre d’étudiants.
Comme il a rappelé qu’un nombre d’environ 400 000 étudiants sont formés chaque année dans les universités algériennes, dans les différents cycles et spécialités, notamment les parcours classiques, la formation des ingénieurs d’État, les sciences médicales et vétérinaires, ainsi que les écoles supérieures des enseignants. Également, l’année en cours avait été marquée par la sortie de la première promotion du pôle scientifique et technologique, qu’il décrit comme un véritable espace scientifique pour la formation des élites et un véritable phare pour le développement, composée de 157 étudiants, où les membres de cette promotion avaient obtenu un emploi, a souligné M. Djebbar.
En outre, M. Djebbar a ajouté que le secteur gérait actuellement un espace numérique comprenant 74 plateformes pour fournir des services aux différentes composantes de la communauté universitaire, telles que les étudiants, les enseignants, les chercheurs et les fonctionnaires.
La quatrième année où toutes les opérations, que ce soit de préinscription et d’inscription définitive, sont effectuées numériquement, dans le cadre de l’application de la politique « zéro papier ».
Abordant l’exemple de l’intégration d’un modèle linguistique algérien d’intelligence artificielle sous la forme d’un assistant d’intelligence artificielle connu sous le nom de « ChatGPT », où le conseiller du ministre l’a présenté comme un modèle local similaire aux applications conversationnelles basées sur l’intelligence artificielle utilisées à travers le monde, et destiné à servir le secteur de l’enseignement supérieur. Selon les chiffres que ce responsable a cités, il y a un grand nombre de téléchargements sur les téléphones mobiles, d’utilisation et d’interaction (2 millions) de ce modèle durant la période des inscriptions.
D’après la déclaration de M. Daoudi, l’utilisation de ces technologies avait permis d’atteindre un taux de satisfaction de 97 % concernant l’orientation universitaire auprès des nouveaux titulaires du baccalauréat, et c’est le taux le plus élevé enregistré depuis l’indépendance, tout en insistant sur le choix de la spécialité qui est essentiel dans le parcours universitaire et l’avenir professionnel de l’étudiant. Dans ce cadre, il a expliqué que le choix de la spécialité liée aux « métiers de demain » ne se fait pas seulement dans les filières scientifiques et technologiques, mais aussi les spécialités littéraires et les sciences humaines, sont demandées sur le marché du travail. Notant qu’il y a 13 nouvelles spécialités répondant au besoin du marché du travail national qui demande la formation et l’intégration des compétences capables d’accompagner ces évolutions, où il a mentionné l’exemple de la spécialité « la gestion des villes et des parcs intelligents » ainsi que « l’intelligence artificielle industrielle ».
Le renforcement de l’enseignement supérieur par de telles stratégies nationales, fondées sur le développement des expertises scientifiques qualifiées et de compétences technologiques et de spécialisations modernes variées, est un point crucial sur lequel l’Algérie fonde ses efforts, et qui aura un impact sur l’économie nationale moderne. Cette adoption technologique doit être délibérée et progressive afin d’assurer un développement harmonieux et cohérent, en évitant toute rupture susceptible de le perturber.

I.H.

 

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