81e session de l’Assemblée générale à New York / Appel à la coopération et à l’ouverture face aux défis mondiaux

 

 

Lors de l’ouverture de la nouvelle session de l’ONU à New York, les dirigeants mondiaux ont dressé un constat sur l’état de la planète et sur le rôle de l’organisation, entre crises internationales et changements climatiques.

Par Rihab Taleb

Le nouveau président de l’Assemblée générale de l’ONU se nomme Khalilur Rahman. C’est un diplomate du Bangladesh qui a commencé sa carrière aux Nations unies en 1985, il y a déjà quarante ans. En prenant ses fonctions après avoir prêté serment sur la Charte de l’ONU, il a rappelé que la coopération mondiale traverse une période d’épreuve inédite. Selon lui, le monde a profondément changé depuis ses débuts.
Face aux divisions entre les pays, son mot d’ordre est de chercher des compromis là où c’est encore possible. Il sait bien que tout ne peut pas se régler rapidement ou facilement. Malgré cela, il estime que les désaccords ne doivent pas empêcher les États de discuter et de trouver des terrains d’entente.
Khalilur Rahman, qui est également ministre des affaires étrangères de son pays, souhaite changer les habitudes de l’organisation. Il a rappelé que la Charte de l’ONU commence par les mots « Nous, peuples des Nations unies », et non « Nous, États ».
Pour lui, la société civile, les entreprises, les journalistes, les chercheurs et les innovateurs sont trop souvent traités comme des personnes extérieures. L’un de ses objectifs principaux est donc de déverrouiller l’ONU pour inclure toutes ces forces vives.
Annalena Baerbock, qui vient de passer une année à la tête de l’Assemblée, a partagé son expérience. Selon elle, il ne faut pas baisser les bras face aux difficultés. Elle a affirmé que, malgré ses défauts, aucun pays ne se porterait mieux sans l’ONU.
Elle a souligné que la recherche d’accords doit rester un objectif constant, mais sans jamais sacrifier les principes de l’organisation ni la progression des droits. Elle a aussi rappelé que, malgré de fortes tensions géopolitiques, plusieurs textes importants ont tout de même pu être adoptés avec l’accord presque unanime des pays membres.
De son côté, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a prononcé un discours très critique pour l’ouverture de cette session, qui est la dernière à laquelle il assiste en tant que chef de l’organisation. Il a expliqué que le Conseil de sécurité et le système financier mondial ont beaucoup de mal à faire face aux défis actuels. Il a également déploré que le droit international et les droits humains soient trop souvent bafoués sans que personne ne soit puni.
À ces obstacles s’ajoutent d’autres menaces très graves, comme le risque d’une guerre nucléaire qui pourrait s’aggraver, le chaos climatique qui empire de jour en jour, et les budgets pour l’aide humanitaire et le développement qui fondent rapidement. Pour le chef de l’ONU, changer l’organisation n’est plus une simple question d’administration. Des projets comme le Pacte pour l’avenir et l’initiative ONU80 doivent aider l’organisation mondiale à retrouver son efficacité, car elle perd de la confiance à force de ne pas réussir à régler les crises actuelles.

 

R.T

 

 

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