Volker Türk, titulaire du poste de Haut-commissaire des Nations unies pour les droits fondamentaux, a exigé ce lundi que cessent immédiatement les infractions au droit des gens tant en Palestine qu’au Liban, tout en s’opposant à l’ancrage définitif de la présence sioniste sur les territoires palestiniens.
Par Yacine Boudali
Devant l’assemblée réunie pour la 63e session du Conseil des droits de l’homme, à Genève, le dignitaire onusien a constaté la persistance des affrontements dans la bande de Ghaza, en dépit de la trêve instaurée depuis octobre 2025. Il a précisé que plus de 1 300 Palestiniens ont péri sous les frappes sionistes après l’entrée en vigueur de cet accord.
Il s’est par ailleurs inquiété de la dégradation dramatique des conditions de vie dans ce territoire, relevant que les convois humanitaires se heurtent encore à des obstacles majeurs. De plus, il a fait part de son trouble devant les projets évoquant un exode forcé de l’intégralité des habitants de Ghaza, ainsi que devant les propos tenus par certains responsables sionistes vis-à-vis de la population palestinienne.
« La communauté planétaire doit intensifier ses actions pour asseoir une paix qui dure », a-t-il lancé avec fermeté.
Il a particulièrement stigmatisé la progression, en Cisjordanie occupée, de ce qu’il qualifie de dynamique d’annexion menée par les autorités sionistes, malgré l’avis rendu par la Cour internationale de Justice. Il a exhorté les nations à adopter des dispositions concrètes pour contrecarrer la solidification de l’emprise coloniale sur les espaces réservés aux Palestiniens dans l’optique de la coexistence de deux États.
En ce sens, il a invité les gouvernements à interrompre tout transfert d’armement vers l’entité sioniste dès lors que celui-ci pourrait faciliter des transgressions du droit des peuples, et a enjoint les firmes privées à renoncer à toute activité commerciale profitant aux implantations illégales dans les zones sous occupation.
Quant au Liban, Volker Türk a requis des forces sionistes qu’elles renoncent aux offensives visant les non-combattants et les infrastructures civiles, en rappelant les devoirs imposés par le droit humanitaire international.
Au fil de son propos, il a souligné que la sauvegarde des populations civiles et le respect de la légalité internationale doivent demeurer au cœur des dispositifs de réponse face aux conflits qui ébranlent encore la région.
Selon lui, la récurrence des violences en Palestine et au Liban traduit de manière plus vaste l’affaiblissement général des normes humanitaires et des garanties fondamentales dans divers foyers de tension à travers le monde.
Y.B
