Les participants à la quatorzième session estivale du Front Polisario et de l’entité sahraouie ont réaffirmé hier à Boumerdes l’urgence d’exposer les abus perpétrés par le Maroc au Sahara occidental, tout en prônant un resserrement des liens avec les instances mondiales afin d’appuyer la quête légitime du peuple sahraoui vers sa souveraineté.
Par Halim Derdar
Lors de cette deuxième journée, accueillie par l’université M’hamed Bougara, des universitaires et spécialistes ont insisté sur la nécessité de dénoncer les excès de l’occupant, tout en préconisant un élargissement de la coopération avec divers organismes internationaux et une réorientation de la lutte sahraouie en fonction des nouvelles dynamiques planétaires.
Dans ce cadre, Boudjemaa Souilah, membre du comité algérien de soutien, et le chercheur Malainin Lakhal ont convergé vers le constat que le Maroc s’évertue à déformer la nature du conflit pour le réduire à une affaire intérieure, appelant les Sahraouis à une riposte énergique, car il s’agit d’un processus de décolonisation engageant la responsabilité de tous les États, du droit international et des institutions mondiales.
Les professeurs Karim Regaouli et Mohamed Benkherouf ont, pour leur part, regretté la volonté marocaine d’accroître sa mainmise sur le territoire et d’exploiter ses ressources souterraines, avec la complicité de certains acteurs étrangers douteux.
Quant au responsable des relations extérieures du ministère sahraoui de la Défense, Nafaâ Mustapha Dadi, il a relevé que l’évolution sur le terrain traduit des progrès notables au détriment de l’occupant, en rappelant que l’autodétermination, au-delà d’un engagement politique, s’impose comme une norme contraignante sous l’égide onusienne.
L’ouverture, mardi, avait été marquée par l’intervention du président Brahim Ghali, qui a réitéré que l’issue pacifique et durable du différend réside dans l’exercice effectif de ce droit par les Sahraouis, tandis que des représentants de partis et d’organisations ont également pris la parole.
H.D
