Les prochaines élections locales, prévues le 28 novembre prochain, constituent une échéance importante à même de consacrer l’approche participative dans la prise de décision locale et de renforcer le rôle du citoyen dans la définition des choix de développement, ont estimé mardi des experts et des juristes.
Dans ce cadre, Makhlouf Sahel, expert en sciences politiques, a précisé sur les ondes de la Chaîne II de la Radio algérienne, que les prochaines élections locales constituent un ” rendez-vous constitutionnel majeur, organisé à la date prévue par la loi, et une étape qui illustre une pratique démocratique exemplaire”, mettant en exergue l’importance de la révision constitutionnelle initiée en 2020 par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, en vue de ” renforcer la pratique démocratique et d’instaurer une nouvelle gouvernance”.
La commune, a-t-il poursuivi, constitue ” la première cellule fondamentale de l’Etat, où se concrétise le dialogue entre les différents partenaires politiques en vue d’élaborer desprogrammes de développement local et des visions répondant aux préoccupations du citoyen, suivant une approche participative”, ce qui fait de la commune ” le premier cadre de la pratique démocratique”.
Pour sa part, le représentant de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Moussa Amara, a rappelé les principales étapes de l’opération électorale relative aux prochaines échéances, depuis la convocation du corps électoral par le président de la République jusqu’à l’expiration des délais légaux de dépôt des dossiers de déclaration collective de candidature.
Il a tenu à mettre en avant ” l’évolution des performances” de l’ANIE dans la gestion de l’opération électorale, évoquant les rencontres qu’elle a tenues avec ses différents partenaires, ainsi que les rencontres régionales organisées pour assurer une ” bonne préparation” de ce rendez-vous.
De son côté, Kais Cherif, spécialiste en droit constitutionnel, a cité les dispositions prévues dans la loi électorale, soulignant le droit des listes et des candidats dont les dossiers ont été rejetés d’introduire des recours auprès des juridictions compétentes.
A son tour, Samir Ardjoun, professeur à l’Ecole nationale supérieure de journalisme et des sciences de l’information (ENSJSI), a mis en relief le rôle des médias dans l’accompagnement de l’opération électorale, en tant que ” médiateur essentiel” entre l’électeur et le candidat, saluant l’accompagnement assuré par les médias nationaux de l’opération électorale relative aux élections législatives du 2 juillet dernier.
RA
