Le coordinateur spécial par intérim de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient et coordinateur des affaires humanitaires dans les territoires palestiniens occupés, Ramiz Alakbarov, a averti que la population de la bande de Ghaza continuait de faire face à une crise humanitaire complexe, après près de trois ans d’agression sioniste génocidaire.
Le responsable onusien a relevé la persistance de problèmes liés à l’eau, à l’assainissement, à l’hébergement et à la gestion des déchets, ainsi que la dépendance croissante à l’aide humanitaire et aux transferts monétaires, dans un contexte marqué par l’absence de reprise du marché du travail.
Dans un entretien accordé au Centre d’actualités de l’ONU, M. Alakbarov a indiqué que les Nations unies poursuivaient leurs activités dans les domaines de l’eau et de l’assainissement, de la santé, de l’enlèvement des décombres, de l’éducation et du soutien aux agriculteurs à Ghaza. Il a précisé que plus de 300.000 enfants bénéficiaient d’un enseignement dans des espaces temporaires, tandis qu’une superficie limitée seulement restait accessible aux activités agricoles.
Il a également indiqué que l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) continuait d’opérer à Ghaza malgré les restrictions sionistes qui lui sont imposées, ajoutant que plus de 8.000 personnes seraient toujours portées disparues sous les décombres dans le territoire.
Selon M. Alakbarov, les habitants de Ghaza expriment leur souhait de ne pas passer un nouvel hiver sous des tentes et de pouvoir retourner dans les écoles et sur leurs lieux de travail, contribuer à la reconstruction de leur société et retrouver les services d’eau, d’assainissement et d’électricité.
Evoquant la Cisjordanie occupée, le coordinateur de l’ONU a qualifié la situation de “très tendue”, faisant état de la poursuite de l’activité de colonisation, des violences, des restrictions à la liberté de circulation et des pressions économiques.
Il a ajouté que les Nations unies fournissaient des subventions, des aides en espèces ainsi qu’un soutien juridique aux familles et aux communautés touchées.
RI
