À l’occasion de la journée mondiale de la protection de la couche d’ozone, célébrée le 16 septembre de chaque année, la ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Mme Kaouter Krikou, a présidé hier à Alger une journée d’information intitulée « Action mondiale pour une planète plus fraîche ».
Par Malika Azeb
Lors de cette rencontre tenue au centre familial de la CNAS (Ben Aknoun), en présence de représentants de plusieurs secteurs, d’organismes nationaux concernés et d’organisations onusiennes accréditées, la ministre a rappelé l’engagement de l’Algérie quant à la prise de toutes les dispositions nécessaires permettant d’adhérer aux démarches consistant à préserver l’environnement, dont la couche d’ozone, ainsi qu’à contribuer aux efforts internationaux et africains dans ce domaine, en concrétisation des engagements du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.
Mme Krikou a rappelé que « le chef de l’État a, par exemple, lors des travaux du Comité des chefs d’États et de gouvernements africains sur le changement climatique (CAHOSCC), affirmé la contribution de l’Algérie aux efforts mondiaux en général et africains en particulier pour protéger la planète, cela à travers l’initiative visant à créer une force civile africaine pour faire face aux catastrophes naturelles, à mettre en place une coordination régionale et à échanger les meilleures expertises ».
Concernant la « contribution déterminée au niveau national », déposée en juin dernier au siège de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, la ministre a indiqué qu’elle constitue un cadre de référence pour l’action climatique nationale et reflète l’ambition climatique de l’Algérie, en tenant compte des priorités nationales, des exigences du développement socioéconomique, ainsi que des mécanismes du Plan national d’adaptation au changement climatique.
La ministre a, dans ce contexte, évoqué les efforts de l’Algérie visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2035 de 14 %, tout en citant l’exemple du Barrage vert, le plan qui vise la réhabilitation et l’extension du Barrage à travers la prospection de 4,7 millions d’hectares.
Elle a ajouté que le taux de réduction des émissions à effet de serre pourrait être porté à 31 %, dans le cadre des efforts de l’Algérie visant à opérer progressivement une transition vers un modèle de développement plus durable.
Le Directeur général des Douanes, le Général-Major AbdelhafidBakhouche, a, de son côté, réaffirmé l’engagement de l’Algérie à l’égard des conventions et traités internationaux relatifs à la protection du climat, notamment la Convention de Vienne pour la protection de la couche d’ozone et le Protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche d’ozone. En saluant le rôle efficace des Douanes à travers leurs actions de contrôle aux frontières et leur veille quant à l’interdiction d’entrée des substances non conformes à la sécurité environnementale, M. Bakhouche a mis en avant le travail de coordination avec le ministère de l’Environnement, ayant permis de doter les services des Douanes d’équipements de diagnostic destinés aux postes frontaliers pour la détection de fluides frigorigènes contenant des substances chimiques nocives pour la couche d’ozone.
Pour sa part, la coordinatrice résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Mme Hassiba Sayah, s’est félicitée de la contribution de l’Algérie aux efforts de protection de la couche d’ozone depuis son adhésion au Protocole de Montréal en 1992.
Mme Hassiba Sayah a relevé que « l’Algérie contribue pleinement à ces démarches internationales pour la protection de la planète ; elle a, à titre illustratif, éliminé plus de 3 200 tonnes de substances appauvrissant la couche d’ozone et assuré la reconversion de plus de 35 entreprises ».
Les travaux de cette journée d’information ont mis en lumière le rôle des Douanes et des laboratoires concernés dans la concrétisation des mécanismes de contrôle des produits et matières importés et la garantie de leur conformité aux normes réglementaires, outre la présentation du rôle de l’Observatoire national de l’environnement et du développement durable dans le suivi, la veille et l’analyse scientifique des facteurs influant sur la couche d’ozone.
Rappelant qu’en marge de cette rencontre, une exposition a été organisée avec la participation de secteurs et d’organismes concernés, durant laquelle ont été présentées les expériences, initiatives et efforts nationaux liés au contrôle des produits et matières ainsi qu’aux mécanismes garantissant leur conformité, contribuant ainsi à la préservation de la couche d’ozone.
Au terme de la rencontre, une série de recommandations visant à renforcer les mécanismes de contrôle et de suivi, à développer les capacités techniques et à intensifier la coordination entre les différents secteurs concernés ont été formulées.
MA
