Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, M. Ouacim Kouidri, a effectué, lundi dernier, une visite de travail à Bergisch Gladbach, en Allemagne, afin d’examiner les possibilités d’établir un partenariat stratégique pour la production de thérapies innovantes en Algérie.
Par Ikram Haou
Cette visite intervient à l’invitation du directeur général de la société Miltenyi Biotec, M. Boris Stoffel, dont l’entreprise est un leader mondial dans le domaine des biotechnologies et de la thérapie cellulaire. Elle s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre l’Algérie et l’Allemagne et du développement des capacités nationales en matière de thérapies avancées. Le ministre était accompagné d’une délégation comprenant le directeur général du groupe Saidal, M. Younes Bouarara, ainsi que plusieurs cadres du groupe. Cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à consolider la souveraineté sanitaire nationale et à renforcer les capacités de l’industrie pharmaceutique algérienne. Elle ambitionne également de conforter la place de l’Algérie en tant qu’acteur majeur de la sécurité sanitaire à l’échelle africaine.
Selon le ministère, le développement de thérapies innovantes et la maîtrise des biotechnologies avancées constituent des piliers essentiels de la vision stratégique du président de la République.
Cette visite représente ainsi une première étape vers la création d’un pôle de référence en thérapie cellulaire en Algérie, précise le communiqué du ministère.
Dans ce contexte, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, M. Ouacim Kouidri, s’est entretenu avec le premier responsable de l’entreprise sur les perspectives de développement de la thérapie par cellules souches en Algérie. Cette approche thérapeutique innovante ouvre de nouvelles perspectives de traitement aux patients atteints de certains types de cancer et d’autres maladies jusqu’ici considérées comme incurables.
Le ministre a également mis en avant les priorités stratégiques de l’Algérie en matière de thérapie cellulaire. Parmi celles-ci figurent la production locale de traitements innovants, la réduction de leurs coûts, le renforcement de la souveraineté sanitaire nationale ainsi que le développement des compétences et la maîtrise des technologies de pointe. Ces objectifs visent à améliorer la prise en charge des patients et à réduire le recours aux soins à l’étranger. Le ministère ambitionne ainsi de créer un pôle régional au service de l’Algérie, de l’Afrique et du Moyen-Orient.
Selon le ministre, l’objectif ne consiste pas uniquement à acquérir des équipements et des technologies modernes, mais également à établir un partenariat industriel, scientifique et technologique durable, fondé sur le transfert de connaissances, la maîtrise des technologies et le développement des capacités nationales. Cette démarche doit permettre de garantir la maîtrise de ces thérapies avancées et de renforcer l’autonomie de l’Algérie dans ce domaine stratégique.
De son côté, le directeur général du groupe Saidal, M. Younes Bouarara, a présenté les capacités industrielles et le savoir-faire du groupe, ainsi que les perspectives de sa contribution à la concrétisation de cette orientation nationale. Il a notamment souligné l’importance de renforcer l’intégration des capacités nationales de production aux biotechnologies modernes.
Au cours de cette visite, le ministre et la délégation qui l’accompagnait ont découvert les installations de production de la société Miltenyi Biotec, ainsi que ses capacités technologiques et son expertise dans le domaine de la thérapie cellulaire. Les discussions ont également porté sur les possibilités de coopération en matière de transfert de technologie, de formation spécialisée et de développement des compétences nationales. Concernant la coopération existante avec l’Institut Karolinska, en Suède, l’un des plus importants centres mondiaux de recherche médicale, celle-ci s’appuie notamment sur les compétences scientifiques de la diaspora algérienne dans les domaines de l’expertise, de la formation et de la recherche conjointe. L’objectif est également d’établir une coopération intégrée associant l’Algérie, l’Allemagne et la Suède, en créant des synergies entre les technologies industrielles, la recherche scientifique et les compétences nationales.
Il convient de rappeler que cette visite de travail se poursuivra jusqu’au 30 octobre en cours.
I.H