L’expert algérien Ahmed Mizab a souligné que l’Algérie s’impose comme un rempart inexpugnable contre lequel viennent se briser toutes les conspirations et manœuvres hostiles ciblant la stabilité du pays et sa sécurité nationale.
Dans une déclaration à l’APS, M. Mizab, spécialiste des questions politiques et expert en géopolitique et en sécurité, a précisé que “le régime marocain du Makhzen, dont la politique régionale repose sur des visées hostiles et des convergences sécuritaires préoccupantes, ne peut s’attendre à ce que l’Algérie aborde avec naïveté ces signaux d’alerte, ou qu’elle ferme les yeux sur les réseaux ou relais activés pour porter atteinte à sa souveraineté”.
“Si le régime du Makhzen mise sur la multiplicité des moyens, le changement d’intermédiaires et le contournement des règles régissant les relations entre les Etats, l’approche algérienne repose, quant à elle, sur la vigilance stratégique, la souveraineté dans la prise de décision et la capacité à transformer les données sécuritaires en preuves et en riposte décisive”, a-t-il dit, soulignant que “les Etats qui parient sur la déstabilisation de leurs voisins ne font que semer les germes de la tension dans leur propre environnement, tandis que la force de l’Algérie réside dans la solidité de ses institutions, la cohésion de son front intérieur et l’indépendance de sa décision nationale”.
L’opération sécuritaire menée par les services de la Sûreté nationale à Oran, qui ont réussi à démanteler un réseau criminel international marocain qui préparait des actes de sabotage sur le territoire national, s’inscrit dans le cadre de la série de succès réalisés par les institutions sécuritaires dans le démantèlement des réseaux criminels et la mise en échec des projets de sabotage, ce qui met en évidence, a-t-il dit, “l’importance d’une lecture stratégique qui dépasse le cadre de l’incident sécuritaire pour soulever de sérieuses interrogations sur la nature des moyens employés pour cibler l’Algérie et tenter de porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité”.
“Le message stratégique de cette opération est clair : l’Algérie n’est pas un espace ouvert aux réseaux criminels ni aux tentatives d’infiltration et de sabotage, sa sécurité nationale n’est ni négociable ni un terrain d’expérimentation et quiconque envisage de porter atteinte à l’intégrité des citoyens, aux biens ou aux institutions de l’Etat doit savoir que de tels actes se heurteront aux dispositifs juridiques et sécuritaires de l’Etat et que parier sur l’infiltration du front intérieur aura un coût exorbitant en termes de traque, d’enquêtes et de poursuites judiciaires”, a soutenu M. Mizab.
L’Algérie, a-t-il ajouté, “n’est pas un terrain ouvert aux quatre vents, et sa sécurité nationale est hors de portée des calculs du régime du Makhzen ou des paris de ses alliés”, rappelant que “l’Etat algérien, avec ses institutions sécuritaires et de renseignement, dispose de l’expérience et du niveau de préparation nécessaires pour détecter les menaces, les neutraliser et déjouer les tentatives d’infiltration et de sabotage avant qu’elles n’atteignent leurs objectifs”.
La mise en échec d’un plan hostile témoigne du niveau élevé de vigilance sécuritaire et géopolitique de l’Etat algérien
D’un point de vue sécuritaire et stratégique, cette opération qualitative témoigne du “niveau élevé de vigilance institutionnelle, de l’efficacité de l’action sécuritaire anticipative et de la capacité de l’Etat algérien à protéger sa sécurité et son espace national, et à faire face aux menaces avant qu’elles ne passent du stade de la planification à celui de l’exécution”, a estimé l’expert.
En effet, “dans la doctrine sécuritaire moderne, le succès se mesure à la capacité de détecter la menace à un stade précoce, d’en déterminer les ramifications potentielles et de neutraliser sa capacité de mise à exécution”, a-t-il expliqué.
Les investigations ont révélé que les membres de ce réseau planifiaient des actes de sabotage, l’opération ayant ainsi mis en évidence “l’importance réelle du travail sécuritaire professionnel et proactif, reposant sur la surveillance, l’analyse, l’enquête, la coordination et l’intervention au moment opportun”, a-t-il poursuivi.
Et d’ajouter que cette opération illustre également “l’importance de la préparation opérationnelle du renseignement”, estimant que les institutions sécuritaires “méritent des éloges pour le succès de cette intervention, mais aussi pour la valeur du travail analytique et proactif, qui permet de passer du stade du soupçon à l’identification des éléments de risque, puis à la neutralisation de leur capacité à porter atteinte à la sécurité de l’Etat”.
“La force de l’Etat ne se manifeste pas uniquement dans une réaction retentissante après la commission d’une attaque, mais aussi dans sa capacité à détecter, calmement et méthodiquement, les risques et à les neutraliser, tout en préservant la continuité des institutions et la confiance de la société”, a-t-il relevé.
Pour rappel, les premières investigations menées dans le cadre de cette opération ont révélé que les membres de ce réseau planifiaient des actes de sabotage sur le territoire national, avait indiqué dimanche un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), précisant que les services de la Sûreté de wilaya d’Oran ont, au début du mois d’octobre, “déjoué le plan criminel de ce réseau et arrêté 61 ressortissants marocains, dont un ancien militaire de l’armée marocaine”.
Les suspects, après avoir atterri à l’aéroport international de Tunis, ont pénétré sur le territoire national en empruntant des sentiers montagneux escarpés et des chemins forestiers isolés dans la région d’El Kala, dans la wilaya d’El Tarf, limitrophe de la frontière tunisienne, avant de se rendre par voie terrestre dans la wilaya d’Oran, où il comptait mettre à exécution leurs actes de sabotage.
RA
