Mme Malika Bendouda, ministre de la Culture et des Arts, a présidé hier à Djanet l’ouverture de la première édition du Festival international de l’art rupestre, qui se tient du 20 au 24 octobre sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. Selon la ministre, cet événement a pour ambition de constituer « un espace regroupant les experts, chercheurs et artistes dans le but de faire connaître et de conserver le patrimoine rupestre national ».
Par Saïd Slimani
Lors de l’inauguration de plusieurs expositions organisées dans le cadre de cette première édition, la ministre a mis en avant « l’importance de valoriser le patrimoine culturel rupestre et de le conserver à travers le renforcement de la recherche scientifique et de l’échange de connaissances entre les chercheurs algériens et étrangers, en associant les artistes et les jeunes à la promotion de ce legs civilisationnel ».
Cette manifestation internationale, la première du genre, vise « à renforcer la coopération et l’échange d’expertises entre les chercheurs algériens et leurs pairs venus de plusieurs pays, voire de différents continents ». Elle doit également permettre aux participants de « s’enquérir des dernières techniques adoptées dans l’étude de l’art rupestre, sa documentation et sa conservation, et partant concourir à la mise en valeur historique et civilisationnelle de ce patrimoine et à sa protection pour les générations futures », a ajouté Mme Bendouda.
La ministre a par ailleurs estimé que cette rencontre artistique et historique est de nature « à créer une interaction entre ce patrimoine civilisationnel et les artistes, en plus de mettre en avant les capacités créatives de l’Algérie dans le domaine des arts et de la culture ».
Au cours d’une première étape de sa visite au musée « Djebrine », situé au centre-ville de Djanet et relevant du parc culturel du Tassili N’Ajjer, Mme Bendouda a inauguré deux expositions : la première met en lumière les différentes étapes de l’évolution de l’art rupestre au sein des parcs nationaux classés par l’UNESCO, tandis que la seconde présente des œuvres artistiques réalisées par des étudiants de l’École supérieure des beaux-arts, qui ont bénéficié d’un séjour artistique de plusieurs semaines à Djanet.
Une troisième exposition a également été inaugurée au site touristique de Tisrasse, au siège du parc culturel du Tassili N’Ajjer, afin de faire connaître cet art ancestral. Elle réunit les cinq parcs culturels nationaux : le parc culturel du Tassili N’Ajjer, le parc culturel du Ahaggar, le parc culturel de l’Atlas saharien, le parc culturel de Touat-Gourara-Tidikelt et le parc culturel de Tindouf.
Les cérémonies d’inauguration se sont déroulées en présence du wali de Djanet, M. M’Hamed Moumen, du directeur du parc culturel du Tassili N’Ajjer, Abdelkader Hefaoui, de représentants des autorités locales, ainsi que de nombreux chercheurs algériens et étrangers, d’étudiants des instituts d’art et d’artistes locaux issus de la population de Djanet.
Organisée par le ministère de la Culture et des Arts, cette manifestation réunit 15 experts et chercheurs internationaux représentant 12 pays, dont l’Égypte, le Tchad, l’Afrique du Sud, la Libye, l’Irak, le Qatar, le Malawi et le Zimbabwe. Parmi eux figurent des gestionnaires de sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que des experts d’institutions de référence comme le Fonds du patrimoine mondial africain. L’Algérie est représentée à cet événement par 85 participants.
S.S
