Les principaux points abordés par le président Abdelmadjid Tebboune
La croissance annuelle de l’économie nationale devrait se situer entre 4,01 et 4,02 %
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a indiqué que la croissance annuelle de l’économie algérienne devrait se situer entre 4,01 et 4,02 %, portée par les fondamentaux solides sur lesquels repose l’économie nationale.
Lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a précisé que la croissance devrait dépasser le taux de 3,8 % prévu par le Fonds monétaire international (FMI) pour l’année en cours dans son dernier rapport, ajoutant que “selon les études que nous avons réalisées, le taux de croissance devrait se situer entre 4,01 et 4,02 %”.
Les taux de croissance économique enregistrés par l’Algérie figurent parmi les plus élevés en Méditerranée, dépassant même ceux de certains pays européens, a fait remarquer le président de la République, soulignant que les projets lancés au cours des dernières années permettront de générer des recettes en devises et d’augmenter les réserves de change.
Il a, dans ce cadre, expliqué que le travail en cours de réalisation permettra de garantir un “revenu annuel stable” en devises d’au moins 50 milliards de dollars, grâce à l’industrie automobile, aux mines, à l’intégration du fer dans l’industrie nationale et à l’intégration des puces électroniques dans la fabrication locale des équipements électriques et électroménagers.
Ces secteurs, entre autres, constitueront des “leviers” pour le revenu national, a-t-il dit, soulignant que dans le contexte actuel, les réserves de change “resteront à un niveau acceptable” au moins jusqu’à l’horizon 2031.
Après avoir rappelé que l’Algérie œuvrait à augmenter ses recettes hors hydrocarbures, le président de la République a assuré que les hydrocarbures conserveront leur importance, notamment à la lumière de la poursuite des opérations de prospection et de recherche pétrolières et des efforts visant à attirer de “grandes” compagnies internationales.
Il a en outre relevé que l’industrie constituera l’un des leviers de l’économie nationale et que la régulation des importations contribuera à la préservation des réserves de change, d’autant plus que les pouvoirs publics, a-t-il affirmé, s’emploient à renforcer l’économie nationale dans tous les secteurs.
Le processus de développement en Algérie nécessite de tirer profit de l’expertise de ses enfants établis à l’étranger
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a indiqué que le processus de développement en Algérie avait atteint un niveau nécessitant de tirer profit de l’expertise de son élite et de ses compétences scientifiques établies à l’étranger.
Lors de son entrevue périodique avec les représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a déclaré que la création du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger était “une ancienne idée qui a été concrétisée dans le but d’adapter l’économie nationale et le processus de développement national à l’évolution que connaît la recherche scientifique dans le monde”, soulignant que “le processus de développement en Algérie a atteint un niveau qui nécessite de tirer profit de l’expertise de son élite et de ses compétences scientifiques établies à l’étranger”.
Et d’ajouter que la réalité démontre que les compétences qui ont laissé leur empreinte dans différents domaines de la recherche scientifique et contribué à résoudre les problèmes économiques à l’échelle mondiale, sont des Algériens, et que, par conséquent, “c’est à l’Algérie d’en tirer profit en priorité”.
Le président de la République a, à ce titre, cité quelques exemples d’experts algériens qui ont laissé une empreinte significative dans plusieurs pays développés, à l’instar du professeur Elias Zerhouni, qui a occupé le poste de directeur des National institutes of health (NIH) aux Etats-Unis, devenant ainsi la première personnalité non américaine à diriger cette institution scientifique, la plus grande au monde, du professeur Noureddine Melikchi, physicien atomique à l’Agence spatiale américaine (NASA) et membre de Mars science laboratory (MSL), ainsi que du professeur Yasmine Belkaid, qui figure parmi les éminents spécialistes mondiaux de l’immunologie et occupe le poste de directrice générale de l’Institut Pasteur de Paris.
Le président de la République a souligné que les compétences qu’il a rencontrées au siège de la Présidence de la République sont animées d’une “forte volonté de participer au développement du pays et de s’acquitter de
leur devoir envers la patrie, tous étant des diplômés d’universités algériennes ayant atteint les plus hauts niveaux possibles à l’étranger”, réaffirmant que “l’Algérie est entrée aujourd’hui dans une phase de développement qui nécessite des apports de l’étranger, et ces apports ne sauraient être réalisés que par des compétences algériennes”.
Il a également précisé que l’élite résidant à l’étranger “travaillera avec des chercheurs locaux et avec les responsables des secteurs qui nécessitent de nouvelles mesures en phase avec le niveau mondial atteint par ces domaines”, à l’instar du dessalement de l’eau de mer, de l’agriculture, des mines, du pétrole et des hydrocarbures, de l’énergie solaire, de la recherche scientifique, de l’industrie toutes branches confondues, et même de la recherche spatiale, indiquant que les contributions de ces savants “seront d’un grand bénéfice pour l’Algérie”.
“L’Algérie n’a aujourd’hui aucun complexe à tirer profit de l’expertise de ses enfants et de tous ceux qui ont atteint un haut degré de savoir à l’étranger”, a soutenu le président de la République, soulignant que “le développement dans le pays s’est totalement affranchi de toute forme d’idéologie et de la pensée étriquée, car tous les enfants de l’Algérie sont ses enfants, quelles que soient leurs orientations”. Et d’ajouter que le Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger “s’est auto-structuré”, et ses portes restent ouvertes à l’ensemble des compétences algériennes établies à l’étranger.
Près de 1200 milliards de centimes versés au titre des indemnisations aux sinistrés des derniers incendies
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a fait état de près de 1200 milliards de centimes d’indemnisations effectivement versées aux sinistrés des incendies ayant touché plusieurs wilayas de l’Est et du Centre du pays.
Lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a précisé que la valeur des indemnisations effectivement versées au profit des sinistrés des derniers incendies ayant touché certaines wilayas du pays “avoisinait 1200 milliards de centimes”.
Rappelant que plusieurs de ces incendies étaient “d’origine criminelle”, le président de la République a précisé que les méthodes utilisées à cet effet continuent d’être révélées, à l’instar de “l’allumage de feux à distance et la création de foyers d’incendie au moyen de bougies”, autant “d’actes purement criminels”.
“Les choses sont allées jusqu’à un niveau d’immoralité, avec l’exploitation de personnes atteintes de troubles mentaux pour déclencher ces incendies”, a déploré le président de la République avant de souligner que “le moment venu, nous révélerons tout”.
Dans le même contexte, le président de la République a de nouveau salué les membres de la Protection civile pour leurs efforts dans la lutte contre ces incendies, rappelant sa décision de revaloriser les salaires des agents
de ce corps, en fonction de la nature de leur travail et selon les catégories. “Tout ce que je peux faire pour ce corps demeure insuffisant au regard de ce qu’il accomplit”.
Le président de la République a également rendu hommage à ceux qui ont péri en faisant face aux catastrophes naturelles qu’a connues l’Algérie ces dernières années, évoquant notamment les sacrifices héroïques des membres de l’Armée nationale populaire (ANP) lors des incendies de l’été 2021, qui “avaient fait 80 morts parmi les militaires, alors que le bilan total des décès à cette période s’élevait à 190 victimes”.
Il a également évoqué les sacrifices d’un policier décédé après avoir accompli un acte héroïque en sauvant des membres d’une famille encerclée par les flammes dans la wilaya de Jijel.
Le succès de la numérisation en Algérie en a fait une arme puissante contre la corruption
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a mis en avant le recul significatif de la corruption en Algérie grâce au succès de l’opération de numérisation, devenue une arme puissante dans la lutte contre ce fléau et dans la révélation des pratiques illégales.
Lors de son entrevue périodique avec les représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a précisé que le phénomène de la corruption en Algérie “a considérablement diminué et n’est plus un phénomène généralisé” grâce à l’introduction de la numérisation, qui a permis de révéler diverses infractions et pratiques illégales.
La numérisation, a-t-il indiqué, a permis de “dénoncer les manipulations dans divers domaines”, à l’instar de celles ayant entaché la procédure de bénéfice du droit au change en devises garanti par l’Etat.
Le président de la République a, par ailleurs, souligné que “le phénomène de corruption devrait être inexistant”, menaçant de sanctionner quiconque “se croit plus intelligent que ceux arrêtés pour ce type de pratiques “.
Il a, à ce propos, évoqué quelques raisons à l’origine des actes de corruption commis par certaines personnes, relevant qu’un nombre d’entre eux sont “amenés à agir ainsi dans le but d’affaiblir l’Etat et de l’empêcher d’atteindre ses objectifs, à travers des pratiques illégales, notamment en portant atteinte aux réserves de change”, soulignant que “l’Etat restera aux aguets face à ces pratiques”.
Elections locales: le président de la République appelle les jeunes à prendre les rênes en se portant candidats
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a appelé les jeunes à prendre les rênes en se portant candidats aux élections des membres des Assemblées populaires communales (APC) et de wilayas (APW), prévues le 28 novembre prochain, et contribuer ainsi à la prise de décision.
Lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a assuré que “le développement de l’action locale passe par le renforcement du rôle de la commune et l’encouragement des citoyens, notamment les jeunes, à participer à la gestion”.
Dans ce cadre, le président de la République a insisté sur la nécessité d’élire les candidats les plus qualifiés au sein des assemblées locales, eu égard à l’importance que revêt la commune, notamment après l’élargissement des prérogatives qui lui sont dévolues.
A ce propos, le président de la République a déploré la réticence de certains jeunes à se porter candidats, au moment où ils sont appelés à faire preuve de sens des responsabilités et à contribuer à la prise de décision, en s’engageant dans l’action politique, rappelant les différentes mesures prises en faveur des jeunes dans le cadre des échéances électorales, notamment le financement de leurs campagnes électorales afin de les mettre à l’abri de l’argent corrompu.
Par ailleurs, le président de la République a affirmé que “le dialogue avec les partis politiques représentés au Parlement demeure ouvert”, les considérant comme “un partenaire essentiel dans la gestion des affaires publiques”.
En réponse à une question sur les positions exprimées par certaines formations politiques quant à la décision de créer une prison de haute sécurité à Tanezrouft, dans le Grand Sud, réservée aux barons de la drogue, le président de la République a déclaré: “Nous sommes obligés de protéger le citoyen contre ce fléau, d’autant que la drogue, utilisée sous toutes ses formes et en quantités déraisonnables, est devenue un outil de guerre contre l’Algérie”.
“Ceux qui se trouvent à l’origine de cette guerre hybride sont des saboteurs qui ciblent l’Algérie à travers sa jeunesse”, a-t-il ajouté.
S’agissant de l’instauration de la peine de mort pour certains crimes, tels que ceux liés aux incendies volontaires et à l’enlèvement d’enfants, le président de la République a assuré que “quiconque dénonce cette décision doit affronter le peuple algérien”. Cette peine est “adoptée par plusieurs pays démocratiques”, a-t-il rappelé, précisant qu’elle “ne va nullement à l’encontre de nos traditions et de notre croyance”.
Et de conclure en affirmant que le droit de l’accusé à la défense et à l’épuisement de toutes les voies de recours est légalement garanti.
RA
Note :
La vidéo intégrale de cette entrevue est disponible sur notre site web
