Près de deux millions de jeunes inscrits intégreront, ce mardi, les établissements universitaires disséminés sur l’ensemble du territoire, dans le cadre de la rentrée universitaire 2026-2027. À cette fin, le ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a mobilisé l’ensemble des ressources humaines et matérielles au service de 1.884.839 étudiants, répartis entre les universités et les structures de recherche, afin de leur offrir les conditions nécessaires pour concrétiser leurs ambitions en matière d’innovation et d’excellence, grâce à l’instauration d’un cadre pédagogique stimulant.
Par Saïd Slimani
Cet effectif global inclut 2600 étudiants étrangers, issus de 36 pays, qui profitent du programme « Etudier en Algérie ».
Ainsi, la nouvelle rentrée universitaire affirme l’orientation des pouvoirs publics visant à transformer l’université algérienne en levier performant du développement national et en partenaire actif de la dynamique de l’économie nationale. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la vision portée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui a rappelé à maintes reprises l’importance de l’université dans le renforcement de la place de l’Algérie parmi les nations productrices de savoir, capables d’approprier et de développer les technologies, plutôt que de n’en dépendre que par importation.
Dans ce cadre, l’université algérienne s’attache à renforcer les dispositifs de jumelage et les partenariats avec des organismes nationaux et internationaux ; à consolider la formation en langue anglaise ; et à investir dans les filières d’excellence, notamment l’Intelligence artificielle (AI), la cyber-sécurité, les énergies renouvelables et les biotechnologies, ainsi que dans l’entrepreneuriat et l’innovation. À ce titre, le calendrier de la nouvelle année académique prévoit plusieurs chantiers majeurs, dont la mise en route du parcours de formation individualisé de l’étudiant, appuyé par les technologies de l’Intelligence artificielle. Ce mécanisme vise à élaborer un itinéraire pédagogique en adéquation avec les attentes de l’étudiant. Il prévoit également le développement d’un modèle linguistique intelligent au bénéfice de l’enseignant universitaire, afin d’aider à la préparation des exercices et des activités pédagogiques, tout en s’appuyant sur l’intelligence artificielle pour apprécier les réponses des étudiants.
Par ailleurs, treize (13) nouvelles spécialités en lien avec les professions de demain ont également été introduites. Elles comprennent notamment le cursus d’ingénieur d’Etat en intelligence artificielle, un master intégré en technologies quantiques, ainsi qu’un master portant sur l’interopérabilité des systèmes d’information et un master en mécanique des systèmes spatiaux.
Dans le même esprit, le ministère a engagé une refonte des cursus relevant des sciences de gestion, des sciences économiques et des sciences humaines, afin de les rendre plus souples.
En outre, en concertation avec le ministère de la Santé, il a été retenu d’ouvrir de nouvelles spécialités dans les domaines de la médecine et des sciences de la santé, notamment une licence en Santé et hygiène bucco-dentaire, ainsi que des masters en Conseil génétique, en intelligence artificielle médicale, en bioinformatique médicale et en addictologie, avec en parallèle la création d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en médecine de précision.
La rentrée universitaire se distingue aussi par le lancement de formations orientées vers la consolidation et la mise en avant de l’identité nationale, à travers un enseignement en sciences de l’information et de la communication dispensé en langue amazighe, avec une spécialité audiovisuelle. Les formations à portée internationale seront également renforcées, grâce à l’intégration de six nouvelles propositions dans le cadre d’accords de jumelage et de partenariats internationaux, ainsi qu’à la généralisation de l’enseignement des matières « Histoire de l’Algérie » et « Citoyenneté et patriotisme » dans l’ensemble des filières.
Parmi les nouveautés, figure également la mise en place d’un nouveau master universitaire, consacré à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique dans le domaine du « journalisme d’agence », en partenariat entre l’Université d’Alger 3 « Ibrahim Sultan Cheibout » et l’agence de presse Algérie Presse Service (APS).
Dans la même logique, l’accent est mis sur l’accompagnement du mouvement de numérisation et sur l’extension des outils numériques dans la gestion et les prestations universitaires. Cette dynamique est d’autant plus marquée que le secteur de l’Enseignement et de la Recherche scientifique s’est doté de 74 plateformes numériques, dans le cadre de la transformation numérique, laquelle constitue un pilier essentiel pour l’entrée vers une université de quatrième génération, ouverte sur son environnement économique et social.
SS
