Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a mis en garde lundi la République de Corée contre le maintien d’une présence militaire ou la participation à des opérations dans le détroit d’Ormuz.
M. Baghaï a formulé cet avertissement dans un post sur X après que Séoul a déclaré vendredi qu’elle examinait ses options, y compris des mesures militaires, pour soutenir la “liberté de navigation” dans le détroit d’Ormuz.
Il a rappelé que les relations entre l’Iran et la République de Corée ont une histoire de plus de 64 ans et que les liens bilatéraux se sont constamment développés sur la base du respect mutuel, tandis que l’Iran attache une grande importance à ses relations amicales avec la République de Corée.
Il a noté que le peuple iranien se défendait actuellement contre les “actions agressives” des Etats-Unis.
“A l’heure où le peuple iranien répond résolument aux crimes de guerre américains contre les femmes et les enfants, tout autre pays maintenant une présence militaire ou participant à des opérations dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz ne peut être considéré que comme un soutien direct aux auteurs de l’agression, et cela entraînera de graves conséquences”, a-t-il souligné.
Dans un autre post sur X tôt lundi, M. Baghaï a indiqué que le détroit d’Ormuz était “grand ouvert” jusqu’au 28 février, date à laquelle les Etats-Unis et Israël ont attaqué l’Iran.
Il a mentionné que Washington avait “déchaîné une guerre illégale et barbare dans la région et perturbé le flux normal du transport maritime commercial”, avec des pétroliers à l’arrêt, des échanges commerciaux perturbés et des prix à l’énergie qui se sont envolés.
Après que les Etats-Unis et Israël ont lancé cette guerre contre l’Iran, Téhéran a restreint le passage des navires à travers le détroit, tandis que les forces américaines ont imposé un blocus naval visant les navires se rendant dans les ports iraniens ou en provenance des zones côtières.
RI
