Le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, a assuré que le pacte de défense commun conclu à La Mecque n’était pas dirigé contre l’Iran. Il a souligné son caractère défensif, destiné à mettre les pays signataires à l’abri d’éventuelles “attaques” venues de l’extérieur.
Par Yacine Boudali
S’exprimant auprès de l’agence Anadolu, M. Fidan a indiqué qu'”aucune menace commune n’a été définie par écrit”, soulignant que le dispositif ne cible aucun Etat qui ne s’en prendrait pas à ses membres.
“L’Iran ne constitue pas une cible pour cet accord”, a-t-il déclaré.
Selon lui, la préparation de ce texte avait débuté il y a environ deux ans et huit mois, avec la participation des pays signataires et d’autres Etats de la région.
Il a précisé que le mécanisme est “techniquement proche de l’article 5 de l’OTAN relatif à la défense collective”, qui permet à chaque membre de bénéficier de l’appui des autres.
En cas d’agression, le pays touché devra solliciter une aide et préciser les moyens dont il a besoin, qu’il s’agisse de renseignements, de soutien logistique, de munitions ou de forces militaires, selon le niveau de la menace, a-t-il expliqué.
La nouvelle alliance sera dotée d’un comité politique et militaire réunissant les ministres des Affaires étrangères et de la Défense ainsi que les chefs d’état-major. Un secrétariat établi en Arabie saoudite assurera le suivi de son application, a-t-il poursuivi.
M. Fidan a également fait savoir que plusieurs Etats avaient exprimé leur volonté de rejoindre le pacte. Il s’est dit persuadé que l’Egypte, présentée comme un “partenaire naturel”, “nous rejoindra à la prochaine étape”.
Signé vendredi à La Mecque par l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, l’accord prévoit qu’une attaque armée visant l’un des trois pays sera assimilée à une agression contre l’ensemble des signataires.
La conclusion de cet accord intervient dans un contexte marqué par une forte aggravation des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Y.B
