L’occupation sioniste continue de mener des actions destructrices contre le patrimoine culturel palestinien, entraînant de graves atteintes à plusieurs sites archéologiques. Face à cette situation, la Palestine a demandé l’intervention de l’UNESCO afin d’assurer la sauvegarde de ces monuments historiques et culturels.
Par Ikram Haou
Réuni mardi dernier à Busan, en République de Corée, à l’occasion de sa 48e session, le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a adopté quatre décisions relatives à la question palestinienne. Celles-ci réaffirment la nécessité de préserver les biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril et considèrent comme nulles et sans effet toutes les mesures sionistes visant à modifier le caractère ainsi que le statut juridique et historique de ces lieux. Ces décisions concernent notamment la Vieille Ville d’Al-Qods occupée et ses remparts, la Vieille Ville d’El Khalil, le monastère de Saint-Hilarion/Tell Um Amer dans la bande de Ghaza, ainsi que Battir, paysage culturel situé au sud d’Al-Qods occupée.
Le délégué permanent de la Palestine auprès de l’UNESCO, Adel Attiya, a indiqué que les violations commises par l’occupation sioniste s’inscrivaient dans une politique méthodique visant à consolider la colonisation et à accélérer la judaïsation d’Al-Qods occupée. Il a également appelé l’UNESCO et les États membres à assumer pleinement leurs responsabilités politiques et juridiques à l’égard de ces sites patrimoniaux menacés, à mettre fin à ces violations et à demander des comptes à l’occupant sioniste, en sa qualité de puissance occupante, pour les infractions commises aux conventions internationales.
La Palestine estime, à ce titre, que la communauté internationale tout entière porte la responsabilité de préserver l’authenticité de son patrimoine culturel national. Elle insiste sur l’urgence d’une intervention destinée à empêcher sa destruction, sa dénaturation et sa falsification, tout en garantissant le maintien de son statut historique et juridique.
Le pays occupé a, par ailleurs, réaffirmé sa détermination à poursuivre sa coopération avec l’UNESCO et les États membres afin d’assurer l’application des décisions adoptées, de documenter les violations commises et de renforcer la mobilisation internationale en faveur de la protection du patrimoine palestinien, aujourd’hui gravement menacé.
I.H
