Face aux exigences de la saison chaude, le ministère de l’Hydraulique a déployé l’ensemble des ressources humaines, techniques et logistiques indispensables pour assurer une distribution continue d’eau potable aux citoyens. Cette préparation s’appuie sur la hausse des volumes prélevés dans les barrages, un recours accru au dessalement de l’eau marine, ainsi que la mise en service de nouveaux ouvrages de captage et de stockage. Des dispositifs de surveillance journalière ont également été instaurés afin de permettre une réaction prompte face à tout incident.
Par Youcef Hamidi
C’est ce qu’a indiqué Lounès Bouzegza lors de son passage, lundi à Alger, au Forum de la Radio algérienne. Le ministre a précisé que le plan estival repose sur une logique préventive, en accordant la priorité à la revalorisation des dotations allouées aux wilayas depuis les barrages. Il a relevé que les disparités qui existaient entre grandes et petites agglomérations se sont nettement atténuées, les différentes wilayas jouissant désormais de quotas sensiblement uniformes.
Seize wilayas côtières profitent à présent de l’eau issue du dessalement marin. Dans les prochains jours, des projets de connexion à longue portée bénéficieront à plusieurs wilayas de l’intérieur du pays, élargissant ainsi les sources d’approvisionnement et consolidant la régularité de la distribution.
Le ministre a par ailleurs signalé la remise en service d’un grand nombre de puits, la réalisation de plus de 91 forages inédits et de plus de 100 nouveaux réservoirs. Près de 400 autres puits sont en cours de construction et seront livrés par étapes, contribuant davantage à la stabilisation de l’accès à l’eau potable.
Au plan organisationnel, une commission nationale de suivi opère chaque jour pour surveiller l’état de la distribution dans l’ensemble des wilayas, épaulée par des cellules locales de veille chargées d’intervenir sans délai en cas de dysfonctionnement. Les zones enclavées ont été intégrées au programme saisonnier pour garantir une desserte régulière. En cas d’arrêt technique de certaines stations de dessalement, des sources de substitution seront mobilisées pour pallier les déficits, et les citoyens seront prévenus à l’avance de toute perturbation éventuelle.
Bouzegza a également rappelé que l’hydraulique représente l’un des socles du développement national, en soutenant l’expansion urbaine et en répondant aux besoins en eau des secteurs agricole et industriel. Face aux mutations climatiques qui amenuisent les ressources disponibles, l’investissement dans le dessalement, décidé par le président Abdelmadjid Tebboune, constitue une orientation stratégique majeure pour garantir la sécurité hydrique du pays.
L’Algérie dispose aujourd’hui de 82 barrages totalisant une capacité de stockage excédant huit milliards de mètres cubes, auxquels s’ajoutent cinq ouvrages en construction. Les projets d’interconnexion entre barrages et de grands transferts hydriques se poursuivent pour assurer la solidarité entre les régions. Des programmes complémentaires ont été déployés dans plusieurs wilayas, dont Tindouf, Tissemsilt, Djelfa et Khenchela, améliorant sensiblement leur accès à l’eau et soutenant leur dynamique agricole et économique.
Sur le plan de la gouvernance, le ministère concentre ses efforts sur la modernisation des outils de gestion, via la numérisation et les technologies avancées de télécontrôle, l’intervention rapide contre les pannes et les fuites, le renouvellement des canalisations obsolètes, la construction de nouveaux réservoirs, la lutte contre les branchements frauduleux et la réduction des pertes en réseau.
