Dans sa rage jusqu’au-boutiste du génocide / L’entité sioniste met Rafah à feu et à sang

 

 

Malgré les avertissements lancés hier, vendredi, par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, après le départ, sans accord, des négociateurs de l’entité sioniste et du Hamas des pourparlers de trêve au Caire, sur les risques d’une « catastrophe humanitaire colossale » en cas d’attaque terrestre de l’armée sioniste à Rafah, l’entité sioniste n’a pas hésité a multiplié hier, vendredi, les frappes et les tirs d’artillerie sur la bande de Ghaza, notamment sur la ville surpeuplée de Rafah poussant 110.000 personnes à fuir, selon l’ONU, et paralysant l’entrée de l’aide humanitaire.

 

Par Tinhinane Ait Afrah

 

 

Pour rappel, jeudi, une session de pourparlers indirects visant à arracher une trêve entre l’entité sioniste et le mouvement palestinien Hamas, après sept mois de guerre, s’est achevée sans accord au Caire.Le président américain, Joe Biden, avait pour la première fois la veille menacé de cesser des livraisons d’armes à l’entité sioniste, dont les Etats-Unis sont le principal soutien militaire, si le Premier ministre de l’entité sioniste mettait à exécution sa menace d’offensive sur Rafah.”Si nous devons tenir seuls, nous tiendrons seuls. Je l’ai déjà dit, s’il le faut, on se battra bec et ongles”, a répondu jeudi le Premier ministre de l’entité sioniste. Tôt hier, vendredi, des correspondants de presse ont signalé des tirs d’artillerie sur Rafah, dernière ville du sud de Ghaza avant la frontière égyptienne, qui abrite près de 1,4 million de Palestiniens.Selon l’ONU, environ 110.000 personnes ont fui Rafah depuis qu’Israël a appelé lundi la population de l’est de la ville à évacuer.”Quelque 30.000 personnes fuient la ville chaque jour”, a indiqué à Genève le responsable du bureau des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) pour Gaza, GeorgiosPetropoulos, dont la plupart “ont déjà dû se déplacer à cinq ou six reprises” depuis le début de la guerre.Des témoins ont aussi fait état hier, vendredi, de frappes aériennes et de combats dans la ville de Ghaza, dans le nord. Depuis des mois, le chef du gouvernement de l’entité sioniste brandit la menace d’une offensive d’ampleur sur Rafah « pour vaincre les derniers bataillons du Hamas » qui y sont selon lui regroupés, faisant redouter un bain de sang et une aggravation de la crise humanitaire dans la bande de Ghaza assiégée. Défiant les mises en garde internationales, l’armée mène depuis mardi des incursions dans l’est de la ville et a pris le contrôle du passage frontalier avec l’Egypte, verrouillant une porte d’entrée névralgique pour les convois d’aide humanitaire, notamment pour le carburant.L’armée a indiqué hier, vendredi, poursuivre son opération dans certains secteurs de l’est de Rafah. “C’est fou”, les Israéliens “ont des chars partout, des troupes sur le terrain, ils bombardent la zone à l’est de Rafah et ils veulent que nous allions chercher du carburant ou des produits de base” dans ces zones de guerre, alors qu'”ils savent que nous ne pouvons tout simplement pas y aller”, a affirmé Andrea De Domenico, le chef du bureau de l’agence humanitaire des Nations unies (Ocha) dans les territoires palestiniens.Si le carburant n’est pas autorisé à entrer, “les conséquences se feront sentir presque immédiatement”, a averti jeudi la directrice exécutive de l’Unicef, Catherine Russell.”Les couveuses pour les bébés prématurés ne seront plus alimentées, des enfants et des familles seront déshydratés ou boiront de l’eau non potable, les égouts déborderont en propageant des maladies”, a-t-elle prévenu.De son côté, le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux Affaires humanitaires, Martin Griffiths, a alerté hier, vendredi, sur la gravité de l’agression sioniste contre Ghaza et l’ampleur de la famine y sévissant, déplorant que “les civils sont affamés et tués”.Dans un post sur son compte sur la plateforme X,  Griffiths, qui est également le coordinateur des secours d’urgence de l’ONU, a affirmé que “pendant trois jours consécutifs, rien ni personne n’a été autorisé à entrer ou à sortir de Ghaza. La fermeture des postes frontaliers signifie pas de carburant. Cela signifie aussi pas de camions, pas de générateurs, pas d’eau, pas d’électricité et pas de déplacement de personnes ou de marchandises”. Et de poursuivre : “Les civils de Ghaza sont affamés et tués, et nous ne pouvons pas les aider”. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué jeudi que “les fournitures de nourriture et de carburant dans la bande de Ghaza ne suffisent désormais que pour trois jours”, affirmant que ses opérations dans l’enclave palestinienne “seraient suspendues au-delà de ce délai”.  “Les réserves de nourriture et de carburant dans la bande de Ghaza sont suffisantes pour trois jours au plus”, a prévenu le directeur régional de l’agence alimentaire mondiale pour la Palestine, Matthew Hollingorth, sur son compte sur la plateforme X.Il a ajouté que les opérations de son agence à Ghaza “seraient suspendues en cas de manque de nourriture et de carburant”.

 

T.A.A

 

 

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