Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra, lundi, une séance d’information publique à l’occasion du 30e anniversaire du lancement de l’Agenda sur les enfants et les conflits armés, afin d’évaluer les progrès accomplis en matière de protection des enfants dans les zones de conflit et d’examiner les défis croissants liés à la mise en œuvre des engagements internationaux en la matière.
La réunion sera présidée par le ministre grec des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, dans le cadre de la présidence grecque du Conseil de sécurité pour le mois d’octobre, avec la participation de plusieurs responsables onusiens et régionaux chargés de la protection des enfants.
Le Conseil devrait entendre les exposés de la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, Vanessa Frazier, de la directrice générale du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), Catherine Russell, de l’envoyée spéciale de l’UA pour les enfants touchés par les conflits armés, Janaiba Jagne, ainsi que de la directrice de l’organisation “Watchlist on Children and Armed Conflict”, Bethany Ellis.
Cette séance intervient dans un contexte marqué par l’intensification des violations graves commises contre les enfants dans les zones de conflit. Le dernier rapport annuel du secrétaire général de l’ONU, publié le 16 juin dernier, a recensé un total de 38.558 violations graves ayant touché 24.174 enfants durant la période couverte par le rapport, soit le nombre le plus élevé d’enfants affectés depuis la création de ce mandat.
Les violations recensées comprennent le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les hostilités, les meurtres et les mutilations, les violences sexuelles, les attaques contre les écoles et les hôpitaux, les enlèvements ainsi que les entraves à l’acheminement de l’aide humanitaire.
Les discussions devraient également porter sur les répercussions des évolutions technologiques sur la protection des enfants, notamment l’utilisation des drones et de l’intelligence artificielle (IA) dans les opérations militaires, ainsi que l’exploitation des plateformes numériques pour recruter des enfants et les exposer à de graves violations.
La séance mettra également en lumière les défis liés à la baisse des financements humanitaires et des budgets des opérations de maintien de la paix de l’ONU, ainsi que leurs conséquences sur les services de protection de l’enfance, les mécanismes de surveillance et de signalement des violations et les programmes de réintégration des enfants touchés par les conflits.
Cette réunion s’inscrit dans le cadre des efforts internationaux visant à renforcer la mise en œuvre de l’Agenda sur les enfants et les conflits armés, lancé il y a trente ans, et à consolider les mécanismes destinés à garantir la protection des enfants dans les conflits armés et à prévenir leur ciblage ou leur exploitation par les parties belligérantes.
RI
