La cérémonie finale de la 8e édition du Grand Prix Assia Djebar du Roman aura lieu jeudi prochain au Centre international de conférences « Abdelatif Rahal » à Alger.
Par Malek Gaya
Cette cérémonie littéraire, organisée tous les deux ans, met à l’honneur l’élite des lettres algériennes et attire l’attention des créateurs, des intellectuels et des maisons d’édition, en Algérie comme à l’étranger.
La liste des romans finalistes pour cette édition a été annoncée le 14 septembre dernier à Alger. Elle compte une short liste de 9 œuvres, réparties équitablement entre les trois langues arabes, amazighe et française.
Présidé par le poète et traducteur Miloud Hakim, le jury a retenu « A’rach Ed’dem » de Hocine Aalam, « Er’rafraf » de Sarah Mohamed Maariche et « Aam Ar-rehma » de Khier Chouar (langue arabe), « D Asderfef » (Tâtonnement) de Chabha Ben Gana, « Tighri n Tudert » (Le cri de la vie) de Siham Harikenchikh et « Aggus » (La ceinture) de Farida Sahoui (langue amazighe), ainsi que « Partout le même ciel » de Hajar Bali, « Aménorrhée » de Sarah Haidar et « Ce que la mort m’a pris de toi » de Hosni Kitouni (langue française).
Sélectionnées parmi 155 romans présentés dans les trois langues à cette 8ème édition, les œuvres de la short liste partagent des thématiques communes. Il s’agit notamment de la mémoire, de l’histoire et des mutations sociales que traverse l’Algérie, avec un accent particulier mis sur le roman historique, selon le jury.
Le jury, outre son président, réunit dix membres : le sociologue Mustapha Madi, le spécialiste en littérature populaire Hamid Bouhabib, l’écrivaine Maïssa Bey, le président de l’Académie algérienne de la langue arabe Cherif Meribai, l’écrivaine Meriem Guemache, la romancière Leïla Hammoutène, le poète Ahcene Mariche, le chercheur en langue amazighe Kouceila Alik et le poète et traducteur Idir Bellali.
La septième édition du prix, tenue en 2024, avait distingué Inam Beyoud pour son œuvre en langue arabe « Houaria », El Hachemi Kerrache pour son roman en langue amazighe « 1954, Talalit n ussirem », et Abdelaziz Otmani, récompensé pour son roman en langue française « La lune en miettes ».
Organisé par l’Entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (ANEP), ce prestigieux prix littéraire, nommé en hommage à l’écrivaine et universitaire algérienne Assia Djebar (1936-2015), a pour objectif de récompenser la meilleure œuvre romanesque écrite dans les deux langues nationales, arabe et amazighe, ainsi qu’en langue française.
M.G
