En réponse à l’invitation du ministère du Travail de l’État du Qatar et de la Commission de l’Union africaine (UA), le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, M. Mohamed Hattab, participe depuis hier aux travaux du « Dialogue de Doha 2026 sur la mobilité de la main-d’œuvre », qui se tient à Dar es-Salaam, en Tanzanie.
Par Ikram Haou
Notant que les travaux de cette édition se poursuivront jusqu’à aujourd’hui. Ce dialogue de haut niveau réunit les représentants des pays d’origine et des pays de destination de la main-d’œuvre, afin de renforcer la concertation et la coopération, de réduire les tensions liées au recrutement, de fluidifier le marché du travail et de libérer le potentiel d’une mobilité de la main-d’œuvre équitable, sûre et durable, tout en garantissant la protection des droits des travailleurs, en répondant aux besoins des marchés du travail et en favorisant l’échange d’expériences, d’expertises et de bonnes pratiques en la matière.
Ce dialogue s’inscrit dans la continuité de la première édition, qui s’est tenue à Doha en mai 2024, afin de concrétiser les engagements de la Déclaration de Doha 2024 et de les traduire en priorités concrètes et en mécanismes de coopération applicables.
Plusieurs axes ont été abordés par l’ensemble des participants à ce dialogue, notamment les tendances des marchés du travail et les besoins des secteurs en main-d’œuvre et en compétences, les voies de mobilité de la main-d’œuvre qualifiée, les pratiques de recrutement et d’embauche équitables, ainsi que le renforcement de la gouvernance et de la protection des droits des travailleurs, et l’élargissement de la protection sociale et de la couverture de santé. Les participants ont également examiné les moyens de répondre aux besoins des travailleurs migrants, de renforcer les données et les recherches y afférentes, en sus de développer les accords bilatéraux et les cadres de coopération entre les pays d’origine et de destination.
Il faut rappeler que la participation du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, M. Mohamed Hattab, à la table ronde ministérielle de haut niveau s’est tenue sous le thème « Gouvernance de la mobilité de la main-d’œuvre pour une prospérité partagée », où il a exposé et échangé les points de vue sur les moyens de mettre en place une gouvernance plus efficace des flux de main-d’œuvre, au service des intérêts communs et du renforcement de la protection des droits des travailleurs.
Le communiqué du ministère a conclu que la participation de l’Algérie à ce rendez-vous international témoigne de sa volonté de renforcer la coopération multilatérale dans les domaines du travail et de l’emploi. Elle vise également à favoriser l’échange d’expertises et d’expériences, et surtout à soutenir les approches fondées sur la protection des droits des travailleurs et la promotion du travail décent, notamment dans le cadre du partenariat et de la coopération avec les pays africains, ainsi qu’avec les pays frères et amis, a noté le communiqué.
I.H
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La mobilité de la main-d’œuvre, un enjeu pour l’emploi
La mobilité de la main-d’œuvre est la capacité des travailleurs à changer d’emploi, de métier ou de région géographique pour répondre aux besoins du marché du travail. C’est précisément ce que l’Algérie cherche à promouvoir afin que les travailleurs puissent se déplacer là où se trouvent les emplois et les compétences recherchées. Le changement dans la structure de l’emploi peut s’opérer par secteur, par profession, par région ou même par pays. Il découle de plusieurs raisons, notamment l’accélération planifiée de l’industrialisation de l’agriculture, l’expansion du secteur des services et de sa part dans l’emploi, une plus grande sélectivité dans l’expansion de l’économie, ainsi que les progrès scientifiques et techniques rapides. Ces derniers conduisent à l’apparition de nouvelles activités ou professions, au développement de certaines fonctions existantes et à la régression d’autres. À cela s’ajoutent l’utilisation plus intensive de diverses ressources naturelles (ou la mise en exploitation de nouvelles ressources dans des régions ou des pays moins développés et généralement peu peuplés) et la pénurie de main-d’œuvre qui se fait déjà sentir ou qui est prévisible à court terme.
Il est également évident que, à terme, le renouvellement démographique (le remplacement des travailleurs qui meurent ou prennent leur retraite) influera davantage sur la dimension et la composition de la main-d’œuvre, tandis que la mobilisation des réserves de main-d’œuvre, pourtant loin d’être épuisées, exercera une action proportionnellement moins importante.
Enfin, la mobilité de la main-d’œuvre peut répondre aux enjeux mondiaux de gouvernance. Elle permet de combler les pénuries de compétences dans les pays de destination tout en offrant des opportunités économiques. Cela contribue à rétablir l’équilibre sur le marché international tout en renforçant la coopération internationale.
I.H
