Plus de 400 000 stagiaires rejoignent les établissements de formation professionnelle

 

 

Cette nouvelle rentrée se distingue par l’ouverture de 23 spécialités supplémentaires dans plusieurs domaines, notamment les nouvelles technologies, les télécommunications, les énergies renouvelables et l’automobile. Vingt-cinq laboratoires techniques doivent également être prochainement installés à travers le pays, a indiqué Abderrahmane Mezaghrani, chargé d’études et de synthèse au ministère de la Formation professionnelle, lors de son passage à la Chaîne III de la Radio algérienne.

Par Malika Azeb

 

Selon ce responsable, l’élargissement de l’offre de formation vise principalement à rapprocher les compétences acquises par les jeunes des besoins réels du marché du travail. Le secteur procède ainsi à une actualisation régulière de ses programmes en concertation avec les entreprises et les différents acteurs économiques, afin d’accompagner les évolutions de l’économie nationale et de favoriser l’insertion professionnelle.

Les nouvelles filières concernent notamment la cybersécurité, les télécommunications, les énergies renouvelables et les métiers de l’automobile, avec l’implication d’entreprises spécialisées. Leur nombre pourrait encore progresser durant l’année de formation 2026-2027 en fonction des besoins exprimés par les employeurs et du nouveau référentiel de formation des compétences.

Ce dispositif permet aux entreprises de signaler les profils dont elles ont besoin. Le ministère a, à cet effet, mis en place un système entièrement numérique permettant aux opérateurs économiques et aux différents départements ministériels de transmettre leurs demandes. Les entreprises peuvent également s’adresser aux directions de wilaya. Un appel a été lancé aux secteurs public et privé afin qu’ils communiquent leurs besoins en main-d’œuvre qualifiée.

Parallèlement, la formation professionnelle entend encourager davantage l’entrepreneuriat. Les jeunes qui ne parviennent pas à intégrer immédiatement le marché de l’emploi pourront s’appuyer sur les compétences acquises pour créer leurs propres activités.

Les 25 laboratoires techniques annoncés auront précisément pour vocation de soutenir cette dynamique. Dotés notamment d’équipements de prototypage et d’imprimantes 3D, ces espaces permettront aux stagiaires de concrétiser leurs idées, de réaliser des prototypes, de les tester et, à terme, de développer leurs projets.

Les modes de formation restent diversifiés : enseignement en présentiel, apprentissage au sein des entreprises, cours du soir pour les travailleurs et formation à distance. Les inscriptions des nouveaux stagiaires sont, quant à elles, entièrement dématérialisées grâce à la plateforme « takwin.dz ». Cette interconnexion avec les services concernés a permis de réduire les démarches administratives et de supprimer, pour certaines catégories, plusieurs documents papier.

Une autre plateforme, « Tamhin.dz », est destinée à la fois aux stagiaires et aux entreprises. Le secteur a également expérimenté durant l’été 2026 le programme « Sanâa », permettant notamment aux travailleurs de suivre une formation pendant leurs congés.

L’enseignement de l’anglais, particulièrement dans les filières techniques et destinées aux techniciens supérieurs, figure également parmi les priorités du secteur. Par ailleurs, un institut spécialisé dans la formation aux métiers du cinéma sera prochainement créé à Draria, à Alger, en partenariat avec le ministère de la Culture et des Arts.

Sur le plan international, 500 stagiaires nigériens doivent bénéficier de formations en Algérie dans différents métiers, notamment la plomberie, la menuiserie et l’agriculture, dans le cadre de la coopération entre les deux pays. L’offre est également accessible à des jeunes d’autres pays africains et du Moyen-Orient dans le cadre des accords conclus avec l’Algérie. L’institut africain implanté à Boumerdès accueille déjà des boursiers issus de plusieurs pays du continent.

Enfin, Oran accueillera du 16 au 19 novembre prochain une édition africaine des Olympiades des métiers. L’événement sera accompagné d’un Haut Forum africain de la formation professionnelle réunissant les responsables des secteurs concernés de plusieurs pays du continent.

 

M.A

 

 

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