Le ministre d’État chargé des Hydrocarbures,M. Mohamed Arkab, a accueilli hier dimanche le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Haitham Al Ghais. Ensemble, ils ont passé en revue les mutations du marché pétrolier international et les obstacles majeurs qui s’y dressent.
Par Ali Boudefel
Cette entrevue, qui s’inscrit dans le cadre d’une visite de travail du responsable de l’OPEP en Algérie à l’invitation de M.Arkab, s’est déroulée au siège du ministère. Y ont pris part le PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, le président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), Abdelkader Cherfaoui, le président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Amine Remini, ainsi que plusieurs cadres du secteur, selon la même source.
Au cours de cette réunion, les deux délégations ont passé en revue les dossiers relatifs à la concertation et aux pistes de partenariat entre les pays signataires de la Déclaration de coopération liant les membres de l’OPEP aux producteurs extérieurs, dans le cadre du dispositif OPEP+.
Ont également été abordés le fonctionnement, la gouvernance et les priorités de l’OPEP, ainsi que les leviers permettant de renforcer l’efficacité de l’Organisation face aux transformations que connaît le marché mondial de l’énergie.
Cette rencontre a en outre été l’occasion de commémorer le dixième anniversaire de l’Accord d’Alger (28 septembre 2016), qui a constitué un tournant décisif dans le renforcement de la coopération entre les pays membres et non membres de l’OPEP.
Dans une déclaration à la presse à l’issue des discussions, M. Arkab a souligné que l’Accord d’Alger avait représenté une étape majeure dans le processus de coopération entre les pays producteurs de pétrole, tout en jetant les fondations ayant permis, par la suite, la mise en place d’un cadre élargi de coopération avec les pays non membres au titre de l’OPEP+.
L’Algérie a joué un rôle de premier plan dans cette dynamique, ayant contribué à consolider la coordination et la coopération entre les pays producteurs, en raison de son attachement constant au dialogue et au rapprochement des points de vue, a-t-il affirmé.
Dix ans après la signature de l’Accord, “l’Algérie poursuit sa contribution aux efforts de dialogue, de coordination et de concertation au sein de l’OPEP et dans le cadre de l’OPEP+, partant de la conviction que l’unité, la cohésion et la coordination entre les pays producteurs restent des éléments essentiels pour soutenir la stabilité et l’équilibre du marché pétrolier mondial”, a déclaré M. Arkab.
Il a ajouté que cette rencontre avait permis de souligner la nécessité de continuer à renforcer la coopération entre les deux parties, mettant en avant le rôle constructif que joue l’Algérie au sein de l’OPEP et dans le cadre de l’OPEP+, ainsi que ses contributions constantes au dialogue et à la recherche de consensus entre les pays producteurs.
De son côté, M. Al Ghais a indiqué que cette réunion avait permis d’examiner plusieurs dossiers liés à l’OPEP et à l’OPEP+ et de poursuivre les efforts visant à préserver la stabilité des marchés mondiaux du pétrole et de l’énergie.
Dans ce contexte, le secrétaire général a salué le rôle “central et historique” de l’Algérie dans le soutien à l’Organisation depuis son adhésion, rappelant les “réunions historiques” tenues par l’OPEP en Algérie et ayant donné lieu à des décisions historiques : le premier Sommet des pays membres tenu en 1975 à Alger, la Réunion d’Oran en 2008 et l’Accord d’Alger conclu le 28 septembre 2016, qui a posé le premier jalon de l’OPEP+.
Après avoir adressé ses remerciements au président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, pour le soutien apporté par l’Algérie aux travaux de l’OPEP et de l’OPEP+, M. Al Ghais a salué le “rôle central” de l’Algérie en faveur de la stabilité des marchés pétroliers.
A.B
