L’intelligence artificielle (IA) et les technologies modernes ont occupé une place centrale lors des troisièmes journées d’endocrinologie et de diabétologie, initiées par la clinique Laribère du Centre Hospitalo-Universitaire (CHU) d’Oran, dont les travaux ont pris fin vendredi.
Par Tihinane Bendahmane
Nombre de participants à cette troisième édition, accueillie par l’Ecole supérieure d’hôtellerie et de restauration (ESHRA) d’Oran, ont mis en avant l’apport de ces outils modernes dans le dépistage et le suivi des pathologies endocriniennes et du diabète, ainsi que dans l’amélioration de la prise en charge des malades.
À cet égard, Pr Soumia Faidallah, présidente de la Société algérienne d’endocrinologie et du métabolisme, et cheffe de service d’endocrinologie à l’hôpital de Bab El Oued (Alger), a déclaré que les technologies modernes, en particulier l’intelligence artificielle, “constituent une révolution technologique à l’échelle planétaire qui aide à accroître la précision des soins de santé et à proposer des plans de traitement individualisés pour chaque patient”.
Les usages de l’IA dans les maladies endocriniennes sont multiples. Ils englobent l’analyse des profils hormonaux en traitant d’énormes quantités de données médicales afin de détecter les dysfonctionnements glandulaires, comme les troubles de la thyroïde, en plus de fournir des indications précises sur les doses d’insuline, l’alimentation adaptée et l’activité physique pour chaque cas, tout en aidant les médecins à évaluer les risques et à accélérer la décision thérapeutique.
La responsable a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération et la coordination avec les différentes universités et centres de recherche algériens afin de valoriser leurs résultats scientifiques, notamment en ce qui concerne les applications de l’IA dédiées au domaine de la santé, qui sont nombreuses, selon elle.
De son côté, Pr. Souad Mahkoum, spécialiste en diabétologie, endocrinologie et maladies métaboliques, représentante de la Société algérienne nationale du diabète, a affirmé que l’intégration de l’intelligence artificielle connaît un essor considérable au niveau mondial et devrait apporter un changement majeur dans la prise en charge des patients diabétiques et l’amélioration de leur qualité de vie.
Quant au Pr. Merad Mohamed Samir, chef de l’unité d’endocrinologie au service de diabétologie et d’endocrinologie du CHU d’Oran, il a indiqué que, dans le cadre de l’utilisation des technologies modernes, un dispositif est récemment commercialisé en pharmacie. Il s’agit de capteurs (patchs) appliqués directement sur la peau et reliés à une application mobile, permettant à la personne atteinte de diabète de surveiller sa maladie 24h/24 pendant 15 jours, de recevoir des conseils en temps réel sur l’alimentation et l’activité physique, et de fournir de l’insuline au corps en remplacement des injections.
Organisée par la clinique Laribère du CHU d’Oran, cette rencontre a vu la participation de 250 spécialistes venus de tout le pays sous le slogan “Au cœur des mutations en endocrinologie, diabétologie et maladies métaboliques”, avec pour objectif de partager les connaissances et les innovations récentes afin d’améliorer la qualité des soins de santé.
T.B
