Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a présidé mercredi, au siège du Centre de recherche, de développement et d’innovation de Saidal à Alger, une séance de travail réunissant les responsables du groupe public. Cette rencontre portait sur l’état d’avancement des travaux préparatoires liés à deux initiatives majeures : la fabrication de peptides sur le territoire national et la mise en place de l’Institut algérien de thérapie cellulaire et génique, selon un communiqué du ministère.
Par Youcef Hamidi
S’inscrivant dans le suivi des chantiers stratégiques destinés à faire progresser l’industrie pharmaceutique et à consolider la souveraineté du pays en matière de santé, cette réunion a permis, précise le texte, d’examiner les questions techniques et scientifiques propres à ces deux chantiers et de faire le point sur les démarches menées conjointement avec les partenaires étrangers, en particulier pour ce qui concerne le transfert de savoir-faire et de technologies ainsi que la formation des compétences algériennes spécialisées.
Un cursus de formation ciblé sera mis en place prochainement à destination des jeunes chercheurs et ingénieurs en biotechnologie du groupe Saidal. Il doit leur permettre d’acquérir la maîtrise des procédés actuels de fabrication des peptides — ces molécules employées par l’industrie pharmaceutique — et de bâtir ainsi un vivier national d’expertise apte à renforcer les moyens de l’Algérie dans ce secteur essentiel, précise encore le ministère.
Ces deux chantiers présentent un enjeu stratégique majeur, à l’heure où l’industrie pharmaceutique connaît de profondes mutations dans les domaines des biotechnologies et des thérapies de pointe, notamment pour la fabrication de médicaments et de produits biologiques à forte valeur ajoutée. Ils doivent permettre de consolider les moyens de production du pays et de dynamiser la recherche scientifique, dans l’optique d’atteindre les objectifs fixés en matière de souveraineté sanitaire, conclut le communiqué.
Y.H
